Les travaux de conservation et de restauration de l'Église, qui ont eu lieu en 2006, ont compris les plafonds du sanctuaire et de la nef, la peinture décorative de la croisée du transept, la chaire et la surface postérieure du retable.
Sur le plafond du sanctuaire, la peinture à l'huile sur bois, du milieu du XVIIIe siècle, de style rococo et d'auteur inconnu, représente une neuvaine à Notre-Dame.
La peinture à l'huile sur bois du plafond de la nef, de style rococo et d'auteur inconnu, date du milieu du XVIIIe siècle et représente le Christ Rédempteur.

La peinture de l'arc triomphal, représentant le Christ Rédempteur, est une peinture à l'huile sur bois datant du milieu du XVIIIe siècle, de style rococo et d'auteur inconnu.
La surface postérieure du retable, en bois sculpté et polychrome, est du XIXe siècle, de style néo-classique et d'auteur inconnu.
On a nettoyé les salissures de surface à la brosse et par aspiration, et les surfaces polychromes ont été fixées, en introduisant un adhésif sous cette zone, mis en place avec une spatule en métal, et en appliquant une solution de résine acrylique de type copolymère de méthacrylate d'éthyle, diluée à 10 pour cent avec un hydrocarbure aromatique.
La chaire, en bois sculpté et polychrome, du milieu du XVIIIe siècle, de style rococo et d'auteur inconnu, est composée de planches en bois de châtaignier de très bonne qualité.
Les planches en bois de la peinture de l'arc triomphal ont été soulevées, permettant l'accès à la surface intérieure et son nettoyage. Outre la désinfection et la désinsectisation des sablières et de la surface intérieure de la peinture de l'arc triomphal, la fermeture de l'ouverture d'accès à la surface intérieure et la révision et renforcement de la structure, on a encore procédé à l'enlèvement mécanique de l'oxydation de surface des clous et à la stabilisation de ce processus en appliquant de l'acide tannique, dilué dans de l'eau distillée et de l'éthanol et protégé avec un vernis antioxydant.
On a posé une moulure de plafond avec les parois transversales, celles-ci étant en contreplaqué marine et fixées à l'aide de vis en acier inoxydable.
Les mortiers de remplissage vieillis ont été retirés et les lacunes comblées avec de la masse d'étanchéité, composée d'une masse aqueuse inerte et de fibre de verre, adaptée pour le remplissage des joints difficiles.

Dans la nef de l'Église, les joints entre les planches étaient assez grands, entre 1 et 5 cm, et on a ainsi choisi d'appliquer une mousse de polyuréthane d'expansion à neufs composants, de qualité professionnelle.
Après l'application, les joints ont été nivelés avec la peinture à l'aide d'un stylet, en ajoutant de la pâte pour la régularisation des surfaces de remplissage au gesso acrylique.
Les surfaces polychromes ont été soumises à un nettoyage chimique avec de l'acétone mélangée à de l'éthanal, en proportions égales, en utilisant des coton tige et des emplâtres en coton, imbibés de solvant.
Les lacunes de la polychromie ont fait l'objet d'une réintégration, moyennant des techniques de soustraction des couleurs. Finalement, on a appliqué une couche de protection avec une base de résine acrylique de type copolymère de méthacrylate d'éthyle, diluée dans du trichloréthylène, à la brosse et selon une concentration de trois pour cent.
En ce qui concerne la surface postérieure du retable principal, on a procédé au nettoyage du support, avec l'élimination de grandes quantités de poussière et de débris accumulés. Les bois pourris et non récupérables furent également enlevés.
Après la désinfection et la désinsectisation contre les insectes xylophages et les micro-organismes par pulvérisation d'un produit insecticide/fongicide, on a appliqué, à la brosse, une résine acrylique de type copolymère de méthacrylate d'éthyle, diluée dans un solvant avec une volatilité moyenne et selon des concentrations croissantes de 8, 16 et 25 pour cent.
En ce qui concerne la chaire, on a commencé par nettoyer les salissures de surface, à la brosse et par aspiration, et on a ensuite procédé à la fixation des surfaces polychromes, selon la même technique utilisée pour les plafonds du sanctuaire.
Les lacunes polychromes ont été comblées avec du gesso acrylique et les irrégularités de la surface ont été supprimées avec du papier de verre à grain 150. On a ensuite procédé à la réintégration chromatique selon les techniques de soustraction des couleurs et de mimétisme, à l'aide de pigments agglutinés dans une gomme arabique.
Finalement, on a appliqué une couche de protection avec une base de résine acrylique de type copolymère de méthacrylate d'éthyle, diluée dans du trichloréthylène, à la brosse et selon une concentration de trois pour cent.